Un gros poussin

04/03/2013 21:55 par lfjmb

Il était grand avec des longues plumes roses. Il avait des ailes et deux toutes petites pattes. Cet énorme et affreux poussin rose, était doté de dents aiguisés comme des rasoirs.

Il fut montré dans les foires, ce qu’il lui avait donné la peur de la foule.

Donc faites attention si vous le croisez dans les lieux publics, il pousse des piaillements qui peuvent vous percer les tympans et peut se montrer très agressif envers les Hommes. Son goût pour la chaire humaine, fut amplifié lorsqu'il a dévoré toute la troupe du cirque qui l'hébergeait. Je faisais partie des spectateurs ce jour-là, j’ai vu ce poussin hors du commun dans les journaux, et je voulais savoir s'il existait vraiment. Qu’elle fut ma surprise quand je vis arriver cet immense animal, mais soudain, à la vue de la foule, il commença à pourchasser tout ce qui l'entourait. Il picorait les spectateurs comme des grains de maïs. Le sang giclait de partout quelle horreur, il faisait la terreur des villageois alentours.

Ce poussin possédait une intelligence surdéveloppée, car depuis qu’il était en basse-cour, il fut délaissé dû à sa couleur hors du commun. Son manque d’affection lui posait de plus en plus de problèmes, il cherchait désespérément un ami sur qui il pouvait compter. Un jour alors qu’il marchait sur un chemin, ce poussin trouva un petit garçon avec un ballon de baudruche rouge couché dans l’herbe. Le poussin tenté de le manger, s'avança pas à pas mais le garçon n’ayant pas peur lui dit «ne me mange pas, je suis trop petit, et trop fin. Ne serais-tu pas le fameux poussin rose dont tout le monde parle ? Je suis orphelin et évadé de mon orphelinat, est-ce que je peux te suivre ? Je t’aiderai, promis, je suis délaissé moi aussi...» Le poussin interloqué le regarda et lui fit comprendre par la pensée qu’il souhaitait de la compagnie. Le jeune garçon alla alors dans un cyber café, prit une photo du volatile géant et la posta sur un site de rencontre avec pour légende :

Je suis un poussin abandonné, cherche un ami à qui je pourrais me confier ou une poule à aimer. Je suis calme quand je ne suis pas entouré de foule, j’ai des pulsions assassines  que je cherche à combler par une affection... s’il vous plait aidez-moi.

Il y eut une réponse aux messages d’un fermier alentours qui possédait une jeune poule jaune flash plus grande que la normale. Un rendez vous fut mis en place, le garçon avertit son poussin.

Le jour-J venu, le poussin coiffa ses plumes et se mis un magnifique noeud papillon. Qu’est-ce qu’il était beau... La poule se présenta au rendez-vous, comme prévu, dans un village abandonné et se plaça en face du poussin, s’en suivit une longue conversation psychique.

" Je me nomme Edgar j’ai 20 ans, malgré cette apparence de nourrisson, j’adore la littérature, et la psychanalyse. Rejeté depuis toujours et montré dans les foires, je terrorise les humains pour me divertir et me venger de leur méchanceté envers les poulet et toutes les volailles qu’ils mangent le dimanche avec des pommes de terre.

- La psychanalyse ! Tiens, moi aussi j’en raffole, Freud est un génie ! Parlons de moi ! Je suis une jeune poule de 19 ans, je m’appelle Bonie et depuis que je suis petite, j’ai toujours su que j’étais différente, plus puissante, maintenant, je rêve de vengeance ! Ça te dirait d’aller nous venger ensemble contre ces sales humains !

- On ne m’a jamais parlé comme ça ! Allons-y ! Partons vers Paris ! "

 

Après avoir mangé le fermier et les parisiens, ce couple de volaille vit heureux avec le petit garçon aux ballons et fit plein de petits poussins mangeurs d’Homme qui effraient et dévorent impitoyablement la population française, et même plus, la population mondiale.

 

Léa

Du néant

04/03/2013 14:32 par lfjmb

Le monstre:

Il apparut, il était grand, imposant, terrifiant, sa simple existence me plongeait dans la peur, ses yeux rouges et sa tête triangulaire étaient tournés vers moi, il me regardait, des yeux couleur sang ou plutôt recouverts de sang, le sang des morts. Il était gris, enfin je crois, la nuit je ne peux pas distinguer les couleurs. Il m'observait avec attention, comme le loup scrute l'agneau, il semblait calme mais je savais que ce n'était qu'une façade, il avait faim, je le voyais à la salive qui dégoulinait de sa gueule, et ce regard... Ce regard qui nous fait regretter notre simple existence, notre plus simple vie, ce regard qui m'ôtait toute envie de bouger voire de respirer. Une partie de son corps n'était pas visible, elle était immergée dans le lac, je remarquai que ma lampe torche cessa de fonctionner, apparemment son apparition provoquait des pannes d'électricité, quelle surprise... Il sortit le reste de son corps de l'eau, je me rendis alors compte qu'il avait six membres aux extrémités métalliques, un exosquelette recouvrait tout son corps, comme un insecte. Il était sombre et sans émotions, guidé par le simple instinct de se nourrir et de survivre, comme un insecte. Il était bien plus grand que la description qui m'avait été faite, visiblement il s'était bel et bien nourri, la question étant de quoi... Je n'entendais rien, pas un bruit, pas de criquets, pas de mouche voler, le vent soufflait à peine, comme si sa présence suffisait à aspirer toute vie, un monstre sorti du néant et voulant créer un néant sur Terre. Il s'approcha et ce fut fini. Pas un bruit.

 

L'annonce:

Monstre du néant recherche

Animal de compagnie, ses parents lui en ayant toujours refusé un et se sentant très seul. De préférence un chien ou un chat, peu importe le sexe, la race ou le prix. Couleur sombre si possible. Animal jeune ne dépassant pas les cinq ans. Une bonne obéissance sera appréciée, de même s'il est propre. Taille moyenne ou petite. Fourni avec un collier. Résistance aux températures supérieures à 357°C fortement conseillée.  Merci de vous addresser à Androîak au 666-9589 dans les plus bref délais.

La rencontre:

Un homme répondit à l'annonce, l'offre était plus qu'intéressante pour lui, il se fournit d'un des nouveaux-nés de la chienne de son voisin et il partit sur les lieux du rendez-vous. Il attendit pendant quelques minutes devant le lac, quand les eaux commencèrent à s'agiter, ce qui est plutôt inhabituel pour un lac. L'homme recula un peu, un sourire sadique aux lèvres, ce qui est plutôt inhabituel quand un lac se met à s'agiter sans raison apparente. Il sortit de l'eau et regarda l'homme tenant un chiot noir dans ses bras. Il entendit le coeur de l'homme accélérer, il n'en conclut rien. Il se contenta d'émettre un long sifflement, le coeur sauta des bras de son ancien maître et s'approcha du nouveau. L'homme se remit à sourire, il sortit une arme, un magnum 44 la plus puissante des armes de poing et dit :  "Eh l'affreux ! Eh bien voilà, tu as ce que tu veux ! Un petit chien pour un grand monstre ! J'ai un autre cadeau pour to i! La petite fille que tu as tuée dans ce lac, c'était la mienne, sale monstre ! Tu auras le temps de penser à ton clebs en enfer sale fils de "   

Il n'eut pas le temps de finir car... c'était déjà fini. Il regarda le tas de cendre qui occupait maintenant l'ancienne place de l'homme. L'arme fit du bruit en tombant dans l'eau. Le monstre prit l'animal dans ses pattes et l'observa attentivement, il commença à parler au canin  mais le chien avait déjà été réduit à un tas de cendres. Il émit un petit sifflement de déception. "Encore un" dit-il.

La conclusion:

Il était déçu, celui-là non plus n'avait pas tenu le coup, il avait perdu le compte depuis longtemps, pourtant il avait de l'espoir pour celui-ci. Les humains de cette ville commençaient à se montrer plus agressifs et entreprenants à son égard, tant mieux, qu'ils viennent se dit-il, ils viendront tous avec moi dans le néant. Tous, sans exception. Il ramassa le collier du jadis chien, il souffla les cendres pour nettoyer le collier. Il avala l'objet. Pendant une seconde il parut triste mais cela ne dura pas, il restait du travail, beaucoup de travail. Il replongea dans le lac, sombre le lac.

Felipe

 

 

 

L'horrible histoire de Slavika

04/03/2013 13:46 par lfjmb

Slavika a 15 ans. Elle vit en Pologne avec sa mère. Dans son lycée, elle n’est pas très appréciée. Les gens la trouvent « bizarre ». Elle n’a jamais eu d’amis, elle ne sait pas ce qu’est avoir  une vie sociale. Elle a aussi beau essayer de comprendre pourquoi elle est rejetée, aucune réponse ne vient. Physiquement, elle est plutôt mignonne. De taille normale, elle est brune avec des yeux très bleus. Par contre elle a un caractère fort et est toujours sur la défensive. Peut-être que c’est dû au comportement de ses camarades de classe envers elle ? En tout cas, aujourd’hui elle a décidé de changer et de se venger. Mais avant tout cela, elle veut se donner une dernière chance de trouver l’amitié ou pourquoi pas l’amour.

Après quelques jours de réflexion pour savoir comment rencontrer de nouveaux gens qui eux, ne la jugeront pas, Slavika eut une idée. Un site de rencontres en ligne. « Matic », le site qui fait même de la pub’ à la télé.

Après avoir rempli le formulaire d’inscription, en exagérant ses bons côtés, la jeune fille attendit impatiemment d’être contactée. Une notification apparut sur son écran « Vous avez 1 message », Slavika n’en revenait pas. C’était de la part d’un garçon, qui lui, avait 17 ans. Il vivait dans la même ville qu’elle et était plutôt mignon. « Dieu existe » dit Slavika. Il s’appelait Mikelo, quel joli prénom.. Son message disait « Salut, j’ai 17 ans, je suis Mikelo et je cherche à faire de nouvelles rencontres, tu peux me faire confiance, je suis quelqu’un d’honnête ! ». Slavika trouvait cela bizarre que Mikelo lui dise dès le début qu’il était quelqu’un d’honnête, mais pourquoi pas se dit-elle. Allait-elle se faire un ami ? Un amoureux ? Allait-elle décider de changer son comportement ?

Après quelques mois de messages tout d’abord amicaux, puis amoureux, Slavika allait enfin rencontrer le fameux Mikelo. Il lui avait donné rendez-vous à 16h au Café de la Presse, un petit café avec une ambiance conviviale du centre ville.

Slavika arriva un peu en avance. 15h56. Personne. Elle attendit 16h, toujours personne. Puis à 16h16, elle vit arriver ses tyrans, ceux qui lui faisaient du mal à l’école. Tout d’abord ils l’insultèrent et elle leur rétorqua qu’elle avait un rendez vous avec un garçon qui allait arriver d’une minute à l’autre. Elle attendit 16h25. Toujours personne. Elle commença à quitter le café, mais Goran, un gars de sa classe lui dit que tout était faux. Que Mikelo n’avait jamais existé, que tout avait été inventé par eux pour l’embêter.

Pour Slavika ce fut le mot de trop. Elle sauta sur Goran et lui arracha l’oreille avec ses dents puis continua sur tout le corps.

Son lourd futur sombre commença.

 

                                                                                              Valentine

               

Tony

04/03/2013 13:38 par lfjmb

Tony n'est pas banal en tant que quarantenaire. Grand et d'une plastique aimée de toutes celles qui auraient croisé son chemin. Il était plus que beau par son physique tout entier, imposant par sa carrure, un visage qui plaisait à tout le monde, donc à n'importe qui, qui dégageait un grand charme. Un long sourire souligné d'une balafre qui partait du coin de son oeil droit et ruisselait jusqu'au coin droit de sa bouche. En plus de le rendre plus charmant qu'il n'est déjà, cette cicatrice lui donnait des airs courageux. Et les décorations militaires accrochées sur son veston laissaient deviner qu'il fût certainement partie d'un secteur de l'armée durant la Grande Guerre il y a bien longtemps. Il avait cette habitude limite paranoïaque de garder tous ses sous sur lui, dans une petite mallette noire très légère mais encombrante par la taille. Il avait un femme avec qui il était marié depuis 7 ans. Il en était fou amoureux. Elle s'appelait Michelle et était blonde avec de grands yeux marrons. Un visage doux qui le hantait chaque nuit quand il ne parvenait pas à dormir dans la boue glacée, parmi les soupirs et les pleurs de ses camarades de tranchée. Elle l'avait aimé dès le premier regard, et lui aussi. Le coup de foudre. Mais en revenant pour blessure de guerre après deux ans d'absence, pensant retrouver sa tendre Michelle chez lui, il la retrouva en effet chez lui, accompagnée de son amant, un autre blessé de guerre resté seulement 6 mois sur le terrain. Le coeur brisé, il alla s'installer en ville, se détachant de tout contact humain jusque la fin de la guerre.

 

 Dès lors, Tony s'évade de ville en ville à travers la France à la recherche de relations. Relations qui ne durent généralement pas plus de deux ou trois mois. Commençant par des annonces éparpillées un peu partout dans les bars, les salons de coiffures féminins ou même dans les rues des villes choisies. Les annonces de Tony disaient: "Quarantenaire célibataire, veuf, sans enfant, à la recherche d'une compagne gentille, qui aime danser, la musique et s'amuser. Si réponse, envoyer une lettre à telle adresse … . Tony." Ces relations se terminant en peine de coeur, car en effet, Tony avait perdu toute sensibilité, toute capacité à aimer une femme et s'amusait à leur briser le coeur de telle ou telle façon, lui seul en connait la raison. En plus de briseur de coeurs, Tony escroquait l'argent de ses victimes puis disparaissait sans laisser de trace. Il ruinait la vie de ces pauvres femmes pour la plupart déjà veuves de guerre.     

 À Montpellier depuis 4 jours, Tony avait rendez-vous avec une répondante d'une de ses annonces à un café devant chez lui. Elle lui avait répondu en un courte lettre, accompagné d'une photo d'elle étant plus jeune de 2 ans. En voyant la photo, Tony pensa qu'il la trouvait très belle et trouva qu'elle avait l'air naïve, ce qui ne lui déplaisait pas moins pour mettre son plan à exécution. Il l'attendit dans le café. La voyant arriver quelques minutes plus tard, il la salua et tous deux se mirent à parler. "Elle est éblouissante" pensa-t-il. Tony était ravi car il savait que les minutes qui allaient suivre allaient le distraire. Après avoir bavardé pendant une heure, il était plus que satisfait car il avait réussi à récolter les informations dont il avait besoin : il avait pu estimer à combien s'élevait son salaire et si elle était assez naïve pour vivre avec lui. Entre deux éclats de rire, il s'éclipsa aux toilettes cinq bonnes minutes, laissant sa mallette sur son siège. De retour à sa table, la jolie jeune fille était partie, et la mallette aussi.

 

Camille

Hélène

04/03/2013 12:34 par lfjmb

A 20 ans, Hélène n’avait aucun ami. Et pour cause : elle était terrifiante. Elle était de taille moyenne, très fine et portait de longues robes noires qui faisaient ressortir la blancheur de sa peau. Elle avait de longs doigts aux ongles pointus toujours surchargés de bagues aux formes mystérieuses. Ses cheveux étaient d’un noir corbeau et lui arrivaient jusqu’à la taille. Ils lui couvraient la moitié du visage mais, quand il lui arrivait de relever une de ses mèches épaisses, les gens s’écartaient rapidement. En effet, son visage était monstrueux. Pas monstrueux au sens propre du terme, c'est-à-dire qu’il n’était pas laid. Ni beau d’ailleurs. Hélène avait une bouche écarlate qui, lorsqu’elle s’ouvrait, laissait apercevoir de petites dents pointues comme celles des vampires. Mais ce qui faisait peur à ses camarades de classe, ses professeurs au temps où elle allait à l’école et même à ses parents, c’était l’éclat de son regard. Ses yeux, sombres et brillants semblaient révéler une âme noire. Lorsqu’elle vous regardait, vous étiez glacé par ce regard qui semblait vouloir dire « je veux te voir souffrir ». Cela expliquait qu’elle n’ait pas d’amis et qu’on l’évitait.

 

« Je m’appelle Hélène. J’ai 20 ans. Je n’ai jamais eu d’ami car je suis un peu … différente. Je cherche quelqu’un pour partager un studio. Quelqu’un qui n’aurait peur ni du noir, ni des araignées, ni des couteaux. J’ai deux serpents et un corbeau. Je n’ai pas besoin de beaucoup de place : une petite chambre sombre dans un grenier me suffirait. Je ne suis pas difficile à vivre, du moment qu’on ne me regarde pas dans les yeux. Je sais faire le ménage et la cuisine. Je déteste les chats, le rose et les gens qui parlent trop. Si intéressés, appelez au ……..

 

Sophie était désespérée. Son studio, bien que de taille moyenne, lui coûtait trop cher. Entre ses études, son boulot de serveuse à mi-temps et la maigre pension que lui versaient ses parents, elle ne s’en sortait plus. Il lui fallait absolument une colocataire et elle s’était lancée de toutes ses forces dans la recherche d’une coloc’ idéale. Elle s’imaginait déjà faisant des soirées télé avec elle en se racontant leurs vies, s’échangeant des vêtements et allant faire du shopping ensemble. Seulement, ça ne s’était pas vraiment passé comme ça. A 20 ans, les colocataires sympas sont toutes prises. Les colocataires tout court d’ailleurs. Et hors de question de partager son appartement avec un garçon. Le dernier espoir de Sophie était placé dans cette petite annonce qu’elle avait vue chez le boulanger, de cette fille, Hélène. Bon, elle avait l’air un peu tordue mais, si ça se trouve, elles s’entendraient super bien ! D’ailleurs Sophie aimait beaucoup les serpents. Enfin non, elle les détestait mais elle était sûre de pouvoir apprendre à les aimer.

Aujourd’hui, c’était le grand jour : le jour de la rencontre. Quand Sophie poussa la porte du café où elles avaient rendez-vous, elle reconnu tout de suite la fameuse Hélène et abandonna presque au même moment l’idée des soirées télé et du shopping. Se rappelant les termes de l’annonce, elle évita de regarder l’inconnue dans les yeux et se concentra sur ses mains ornées de bagues. Sophie s’arma de son plus grand sourire, s’assit en face d’Hélène et lui lança un joyeux bonjour. L’autre lui marmonna un vague salut en posant sur elle un regard dont Sophie ne put savoir la signification car elle était maintenant concentrée sur le collier étrange que portait sa potentielle colocataire. Petit à petit, la jeune fille sentait son espoir de se trouver des affinités avec cette fille s’amenuiser. Cependant, elle ne voulait pas perdre espoir et entama la conversation.

 

Un mois plus tard. Sophie s’affala dans son canapé après une rude journée de travail. Hélène vint la rejoindre et s’assit à l’autre bout du canapé, bien droite, mains sur les genoux, comme à son habitude. De sa voix profonde qui semblait toujours sous-entendre quelque chose, elle lui demanda comment s’était passé sa journée. Sophie, tout en lui répondant, se repassa mentalement les quatre dernières semaines. Au début, la cohabitation n’avait pas été facile, les deux filles étaient des opposés. L’une aimait s’épancher sur tous les détails de sa vie tandis que l’autre ne disait jamais rien. L’une laissait trainer ses affaire partout, l’autre avait une chambre impeccable. L’une passait des heures devant son miroir à choisir sa tenue, l’autre portait toujours la même robe noire qu’elle avait en deux ou trois exemplaires. Cependant, elles avaient peu à peu réussi à trouver un équilibre et Sophie caressait l’idée qu’un jour elles deviendraient amies.

Marie G

Le monstre

04/03/2013 12:33 par lfjmb

Je me suis réveillée, ou devrais-je dire, réveillé ; maintenant. C’est étrange, tout ce dont j’avais rêvé s’est réalisé. Je suis maintenant ce que j’ai toujours voulu être : un garçon, un mec, un homme. J’ai mal, une douleur tétanisante m’a envahi tout le corps. Je ne peux plus bouger mes jambes ; mais je dois me lever, voir ce que je suis devenu. Tant bien que mal, je plie mes jambes et là, une douleur terrible m’infeste. Je n’ai qu’une envie : vomir. Extraire de mon corps toute cette morphine, ces hormones qui me donnent envie de gerber. Allez, un deuxième essai ! Cette fois-ci, je réussis à bouger ma jambe droite. Mais la douleur est telle que je renonce à bouger l’autre. Je me souviendrai toujours du jour où, pour la première fois, j’ai décidé de devenir un homme ; de changer. J’étais en CE1. Ce jour-là, il faisait beau ; le soleil illuminait la cour de récréation qui jusque-là avait été grise, froide et moche. Je voulais jouer au foot avec les garçons. Hélas, lorsque je leur ai demandé si je pouvais me joindre à eux, ils m’ont poussée par terre, regardée et m’ont dit avec mépris ‘’T’es une fille ! Les filles ça joue pas au foot, ça joue à la poupée.’’.  J’étais par terre, couverte de boue et humiliée. Tous ces garçons me regardaient d’un air hautain en me faisant comprendre que je ne pourrais jamais jouer avec eux et que je ne serai jamais à ma place avec eux. Dès ce moment là, ma décision fut prise et, celle-ci ne changea pas. C’est comme ça que je me suis retrouvé dans ce lit. Voilà, la douleur est passée. Je me sens prêt à me voire, à m’admirer. Je me redresse, je pousse le pied incertain par terre et me retrouve face à un miroir sans pitié. L’horreur ! Mon visage est méconnaissable ! Même dans mon pire cauchemar, je n’aurai jamais pu m’imaginer si moche, si laid, si immonde ! Je ne suis même plus humain ! Mon nez, mon si beau nez a été coupé et maintenant, il est comme celui d’un cochon. Tout plat, des grosses narines et même un peu rose.  Le reste de mon visage n’est, malheureusement, pas mieux : je suis couvert de poil du front au menton. Je sais que j’ai des yeux, mais je ne les perçois pas. Ma joue gauche n’est plus bombée, ronde, mais  plate et creuse ; vide.  Le choc est tel que je ne peux plus le supporter et avant que je puisse crier gare, je m’évanouis.

 

La première pensée que j’ai lorsqu'après de longs mois je peux enfin rentrer chez moi, est de voir si d’autres ont  le même problème que moi ; si d’autres ont subi une opération qui les a rendus difformes et de ce pas, je me dirige vers mon ordi. Je décide d’écrire une annonce sur internet. ‘’Je cherche quelqu’un avec qui je peux converser. Une personne qui est douce, attentionnée et gentille. Cette personne peut être surnommée l’homme élément, cela m’est égal. Pour moi, le dedans ne dépend pas du dehors. Si vous aimez parler politique, littérature, philosophie ou cinéma, contactez-moi au numéro de téléphone 0349897766’’.

 

Sans m’attendre à une réponse, je ferme mon ordinateur et allume la télé. Quelques minutes plus tard, à ma grande surprise, mon téléphone sonne. Dring Dring. Les mains tremblantes, je lève le combiné et réponds d’une voix pleine d’émotion ‘’A.. Allo ?’’ -Bonjour, j’appelle pour les rencontres que vous proposez, dit une voix de femme, fluide et mélodique – Oui, vous avez le bon numéro, réponds-je, stupéfait – Quand voulez-vous que l’on se voie ? – p..pardon ?- Bah, vous voulez qu’on converse, non ? – euh, vous voulez passer chez moi dans une heure ?’’. Pendant que je lui passe l’adresse, une excitation liée à une angoisse s’empare de moi. Quoique j’ai écrit dans l’annonce que la difformité ne me dérange pas, peut-être que ça la dérange, elle. Peut-être qu’elle sera dégoutée par mon apparence, mon histoire ? Parce qu’enfin, je suis horrible. Tout le monde l’a toujours soutenu. Puis, même si mon apparence et mon histoire ne la dérangent pas… de quoi va-t-on pouvoir parler ? Si on a pas les mêmes goûts ?  Briiiing Briiing. Ce bruit me fait sursauter. Elle est là ! Elle est arrivée ! Je cours lui ouvrir et me retrouve en face d'une très jolie femme. J’attends sa réaction, son dégout, sa fuite. Mais non, il n’y a rien. Elle me sourit et dit ‘’ eh bien, tu ne me fais pas entrer ?’’. Je la laisse entrer et trébuche en fermant la porte. La jolie fille pleine de vie regarde ma demeure et s’assied sur une chaise. ‘’Je m’appelle Stéphanie. Tu veux qu’on parle de quoi ?’’ ‘’Je ne sais pas, tu veux boire quelque chose ?’’ dis-je tant bien que mal. ‘’Non, ça va. Je pensai qu’on pouvait aborder la philosophie de Kant et de Socrate, parler du dernier film de Bertolucci et de cette bonne Anna Karénine’’. Je m’effondre sur une chaise et nous discutons. Les heures passent sans que je m’en rende compte. Il fait nuit quand nous nous rendons compte d’avoir passé toute la journée sans manger ni boire, mais en parlant. Nous nous arrêtons donc et décidons de cuisiner quelque chose. Devant un bon plat de pâtes, Stéphanie me demande enfin ‘’dis, comment tu t’es fait tout ça ? – je me suis fait opérer, mais l’opération à mal tourné’’ ce moment tant redouté n’est pas si tragique qu’il en avait l’air, parce que cette belle femme répond avec un simple ‘’ah, je suis désolée’’.  Lorsque nous avons fini de manger, la belle Stéphanie décide de rentrer chez elle. Je l’accompagne à la porte en me disant que toutes les belles choses ont une fin et que probablement je ne reverrai plus cette belle âme. Mais à ma surprise, Stéphanie me fait la bise et me dis ‘’A demain’’. Je reste planté devant ma porte et la regarde partir. Cette fille à l’allure sûre, dévisageant tout ce qu’elle rencontre et avec une certaine grâce et pour la première fois depuis longtemps, je souris.

 

Eleonora

monstrueux

04/03/2013 12:31 par lfjmb

Elle le regardait. Ses yeux reflétaient plus que sa peur. Il aimait cela. Il aimait regarder ses victimes dans le blanc des yeux, avant qu’il ne leur porte le coup fatal. Il aimait les torturer. Il aimait le sang et la mort. Il ne craignait rien, ni personne. Il aimait être recherché après chaque meurtre. Il aimait qu’on parle de lui au journal télévisé, comme un tueur en série. Il aimait bien cette expression. Mais il aimait surtout tuer. Pourquoi ? Comme simple plaisir. Comme simple divertissement. Non, ce n’était pas vrai. Tuer était devenu un loisir, mais son premier but était la vengeance. On lui avait pris sa femme, il voulait tuer son assassin. Et il l’avait trouvé. Quelle joie avait-il ressenti quand il l’avait vu expirer ! Mais qu’allait-il faire ensuite ? Il avait perdu 15 ans de sa vie à traquer cet homme, que pouvait-il bien faire ? Il avait donc continuer à tuer, en attendant la mort.

Il entendit un gémissement. Sa victime n’attendait plus que la mort. Il la regarda une dernière fois avant de lui enfoncer son couteau dans le cœur. Il sourit en voyant le sang gicler.

Il sortit de la maison, rentra chez lui et s’assit devant son ordinateur. En chemin, une idée avait germé dans son esprit. A présent que tuer n’était plus qu’une simple routine, il lui fallait pimenter sa vie. C’est ainsi que lui était venue l’idée d’une annonce. Il se mit donc à la tâche :

« Avant, je tuais par vengeance. A présent, ce n’est qu’un simple loisir. Si vous aimez le sang, la torture et la mort, si vous n’avez peur de rien, appelez-moi ».

 

Il était assis dans un parc. On l’avait appelé la veille ; un certain Charles. Il avait dit être intéressé par le poste, sans plus de précision. Il attendait donc. Il sentit quelqu’un s’approcher dans son dos. Il se retourna et se retrouva face à un petit garçon. Celui-ci lui dit :

« Salut, moi c’est Charles. Je viens pour l’annonce ».

Il était figé. Il s’était attendu à tout : la police, des psychiatres, la mafia. Mais à un petit garçon, absolument pas.

« Ecoute petit, lui dit-il. Rentre chez toi, tu n’as pas ta place ici.

- Je sais qui vous êtes. Vous êtes le tueur en série. Et j’ai envie de vous aider, je veux que vous arrêtiez de tuer.

- Très gentil de ta part, mais tu me fais perdre mon temps.

- Mais… »

Cependant, Charles n’eut pas le temps de finir sa phrase. Le tueur lui avait enfoncé son couteau dans l’estomac.

« Ah, les enfants ! » s’exclama-t-il en s’en allant nonchalamment.

Il n’avait fait que quelques mètres lorsqu’on lui sauta dessus. Le choc fut si violent qu’il tomba par terre.

« Monsieur Martin, vous êtes arrêté pour meurtre », lui cria-t-on dans les oreilles.

Alors il comprit. Ce petit garçon n’était qu’une tentative pour le remettre sur le droit chemin. Les forces de police avaient pensé que ce gamin l’attendrirait, mais il ne connaissait pas ce sentiment. Le policier le releva, mains menottées, et l’accompagna jusqu’à la voiture de police qui l’attendait.

Diane

le crash

04/03/2013 12:00 par lfjmb

 

Elle était bien vivante. Les médecins, après plusieurs lourdes opérations, l'avaient sauvée. Fiers d'eux, ils rentraient tous dans leurs maisons après l'avoir laissée dans sa chambre d'hôpital.

En début de journée, Eva Moretchev, top modèle, avait pris l’avion pour se rendre à Cannes où avait lieu son prochain défilé pour le grand couturier Jean-Paul Gautier. L’avion avait quitté l’aéroport de Moscou aux premières heures du matin pour s’écraser moins d’une heure plus tard. La raison de cet accident demeurait inconnue. Pourtant, les faits étaient là. Trente-six morts, trois blessés et un avion en morceaux dans un champ perdu dans la campagne. Eva faisait partie des blessés. La jeune femme de 22 ans avait plusieurs fractures à la jambe droite et son cerveau avait été lourdement atteint par le choc. Les docteurs ne savaient pas si elle s’en sortirait. Si, par chance, le destin l’épargnait, il était certain qu’elle ne serait plus jamais la même.

Vers trois heures du matin, Eva se réveilla dans la grande chambre blanche qui était la sienne pour un moment. De nombreux tuyaux étaient reliés à ses bras et elle était plâtrée jusqu’en haut de sa cuisse droite. Prise de panique, la jeune blonde se mit à les arracher à pleines mains et, lorsqu’une infirmière tenta de les lui remettre, Eva lui assena des coups avec le téléphone qui était près d’elle jusqu'à ce que la femme gise sur le sol, morte. Alors la top- modèle se sentit enfin mieux. Elle prit alors une paire de béquilles dans le placard de la chambre et quitta l’hôpital. Un monstre était en liberté. Cruel, instable et prêt à récidiver.

Quelques mois plus tard, Eva se sentait seule dans sa nouvelle vie. Les meurtres qu’elle commettait ne la satisfaisaient plus pleinement. Elle se rendit alors compte qu’il lui manquait de la compagnie mais les animaux de compagnie lui faisaient horreur et provoquaient des crises violentes et horrifiantes. Pour combler cet espace vide, la jeune fille se décida donc à passer une annonce dans le journal. Elle s’y présentait comme « Une jeune femme de 22 ans, blonde aux yeux verts. Ex top-modèle, elle recherchait quelqu’un pour l’accompagner dans une vie quotidienne calme. Ne supportant pas les animaux mais appréciant la vie mondaine. ». Ensuite elle attendit une réponse qui ne tarda pas à arriver.

Eva se rendit au parc au coin de sa rue ver midi pour y rencontrer celui qui avait gentiment répondu à son message. Lorsqu’elle sentie une main se poser sur son épaule, elle se retourna vivement et se retrouva face au dénommé Tom. Il était presque aussi jeune qu’elle, bien bâti, brun aux yeux d’une superbe couleur azur et grand. Mais quelque chose n’allait pas dans sa façon d’être, quelque chose qui faisait froid dans le dos sans qu’on puisse savoir ce que c’était. Eva et Tom parlèrent environ une heure. Ils firent connaissances et le jeune homme expliqua les motivations de sa réponse. Il affirma être scientifique et pensait avoir trouvé un remède qui pourrait sauver Eva de son état. Le défaut de cette situation était qu’il devait tester son médicament directement sur la jeune fille car elle était la seule personne sur Terre atteinte d’un tel traumatisme. Cependant, le test nécessitait une cohabitation entre les deux individus, ce que la top modèle accepta sans trop réfléchir.

Deux ans après leur rencontre, Tom avait guéri Eva. La jeune femme avait retrouvé l’entièreté de ses capacités mentales et était redevenue la jeune fille calme qu’elle avait été. A l’aube de ses 25 ans, elle allait reprendre le travail et une vie normale. 

 

Anne C

Existence enchainée.

04/03/2013 11:30 par lfjmb

Les premières fois que je l’ai vu, il me semblait irréel. En réalité, je savais qu’il était là, mais c’est comme si je n’avais jamais voulu accepter de le  voir. Je niais son existence de tout mon être, voir la réalité en face, sa réalité, me rendais malade. Comme tous les jours, j’allais attendre mon bus devant lui. Il était assis sur le sol, sur un bout de carton déchiré, la tête appuyée contre un container, c’est comme si sa joue était restée collée au métal froid. Le regard vide, le visage maigre, les mains ballantes et abîmées par le froid, ses jambes décharnées que l’on voyait à travers son jean troué ; tout chez lui n’exprimait qu’une seule chose : la mort. Je n’éprouvais même pas de compassion, ni de pitié, juste du dégoût pour cet homme qui gâchait ma matinée, une fois de plus. Je le voyais comme une tâche dans ce monde, un insecte médiocre qui n’était pas à sa place.

 

Je pense qu’à travers cet épisode faisant partie du quotidien de ma vie, il est possible d’apprendre à me connaître. Et étant très seul, je cherche une compatibilité avec une femme qui me ressemble, qui mépriserait autant que moi la misère dont ce monde n’a pas besoin, et qui se rendrait compte du courage, dont nous, peuple du monde réel, faisons preuve. La vie de ces personnes est inutile à tout le monde, et m’exaspère particulièrement, ainsi que, je l’espère, celle avec qui je partagerai mon quotidien.

 

Et j’ai fini par l’apercevoir, l’élue qui mettrait fin à ce petit goût amer dans ma bouche tous les matins en arrivant à l’arrêt du bus.  Elle était là, justement à l’arrêt du bus, les bras croisés et l’air impatient. J’ai vu sur son visage la même expression que la mienne, cette aversion profonde pour l’instant qu’elle était en train de vivre. Elle se tenait le plus loin possible de lui, gênée par son odeur putride. Mais comment lui faire comprendre que j’étais comme elle, qu’elle était, tout comme moi, la seule chose dont j’avais besoin. Mais je savais aussi que c’était perdu d’avance, je sentais rien que par son attitude la répulsion qu’elle avait pour les personnes qui viennent vous parler importunément, sous prétexte d’être aimable. Je continuais donc mon chemin, sans l’espoir d’une autre rencontre aussi bienfaisante, de toute façon, ma vie était très bien comme elle était.

 

                                                                                                                 E.

Matilda

04/03/2013 11:26 par lfjmb

C’était une fille, appelée Matilda, âgée de 18 ans,  les gens ne s’intéressaient pas beaucoup à elle. Elle était très seule. En plus de ça, elle avait été adoptée à l’âge de 6 ans. Ses parents adoptifs sont d’horribles parents, ils la battent, lui interdisent de sortir, et elle doit faire les corvées de la maison chaque jour. Ses parents lui faisaient vivre un enfer, elle n’avait jamais su comment faire pour y échapper. Pour ses 18 ans, ils avaient décidé de l’envoyer dans un couvent, ce qui en fait lui sauva en quelque sorte la vie.

Elle décida, avant de se retrouver enfermée dans ce couvent, d’écrire une annonce sur elle pour rencontrer des gens, avoir un ami, ou une amie, qui que ce soit mais quelqu’un qui puisse lui parler enfin, et à qui elle pourra raconter ses malheurs, ses envies, ses besoins, en bref, pouvoir se confier à quelqu’un.

Je m’appelle Matilda, j’ai 18 ans, je suis d’origine espagnole, j’ai eu une enfance difficile, j’ai été adoptée lorsque j’avais 6 ans par de monstrueuses personnes, mon enfance a été la pire étape de ma vie, j’ai très mal grandi, j’ai sûrement beaucoup de défauts, comme la plupart des gens, mais en plus de ça, je suis une personne qui est beaucoup sur la défensive. J’ai peur qu’on me refasse du mal. Alors voilà, si vous êtes prêts à écouter une personne qui se sent mal, si vous êtes prêts a entrer dans ma vie, et partager de bons moments comme j’en ai rarement eu…

J’espère à très bientôt,

Matilda.

 

Une fois son annonce écrite et postée sur des sites, c’était ses parents biologiques qui étaient tombés dessus par hasard. Matilda ne s’attendrait jamais à trouver ses parents car on lui avait toujours dit qu’ils étaient morts dans un accident de voiture. Alors un jour, une bonne sœur vient la chercher dans sa chambre, il était environ deux heures de l’après-midi, elle lui dit que des gens l’attendent à la sortie, qu’elle doit alors faire ses valises. Matilda ne comprend pas bien, mais obéit, et sort de sa chambre. La bonne sœur l’emmène jusqu'à la grille du couvent, Matilda sort, la grille se referme, elle regarde autour d’elle, ne voit rien, jusqu’au moment où elle ne bouge plus, elle reste figée. Elle aperçoit deux grandes silhouettes, l’une masculine et l’autre plus féminine, ces deux silhouettes s’approchent, elle les regarde fixement. Des larmes coulent sur ses joues, elle reconnaît ses deux parents, elle court vers eux, et se dit qu’elle aura plein de choses à leur demander et à leur raconter.

Son enfance horrible, ce couvent plein de mauvais souvenirs, ne sont plus que du passé, elle est de nouveau avec ses parents. Malgré ses 18 ans, elle rattrapera le temps perdu. Elle est enfin heureuse, et pour longtemps, elle l’espère.

 

A.V